Enfin, un marché hebdomadaire à Dégou-Niayes

Photo: Ousmane Gueye
Photo: Ousmane Gueye

Véritable prouesse du conseil rural, le marché hebdomadaire de Dégou-Niayes. Chaque mercredi, c’est une quasi-fête qui se tient ici : vendeurs venant de tous bords (Potou, Léona, Saint-Louis), sans compter les autres villages de la communauté rurale. Cette réalisation  est née d’un pari audacieux. Pour le conseil rural, il fallait mettre sur pied un instrument pour booster et valoriser la production agricole. Dégou-Niayes a donc été choisi pour abriter ce que, dans le découpage imaginaire du terroir, on appelle un « pôle économique ».

En effet, la zone Sud du Gandiol produit énormément  de légumes. La communauté rurale doit particulièrement sa bonne réputation, en dehors de la production du sel, à la culture de l’oignon. Au nouveau rendez-vous du mercredi, on trouve tous les produits ou presque en relation avec l’agriculture. Hormis les légumes, l’œil du visiteur croise des mangues, de la friperie, du matériel pour travaux et entretiens champêtres, etc. Chaque semaine, c’est une foule hétéroclite qui prend d’assaut cette place d’élection située à Dégou-Niayes.

Le conseil rural n’a pas encore mis sur pied un comité de gestion du marché. Pour le moment, les vendeurs ne sont pas astreints à s’acquitter d’une taxe, chose qui ne va pas tarder selon une source autorisée.

Le marché se glisse lentement dans le quotidien des villageois. Ceux-ci ne disposaient pas jusqu’ici d’un rendez-vous hebdomadaire. C’est désormais fait. Toutefois, l’état cahoteux de l’axe Tassinère-Potou vient contrarier  le bonheur des populations. Depuis toujours, elles interpellent l’Etat pour la construction d’une route goudronnée. C’est un maillon nécessaire de la chaine, car pendant l’hivernage, les eaux rendent impraticable l’axe Tassinère- Potou. Aussi, l’éclairage du marché s’impose avec une telle acuité et une telle urgence qu’on ne saurait le retarder. La nouvelle réalisation ne saurait tenir ses promesses sans l’adjonction d’infrastructures de base. Or, de l’électricité, il en manque toujours. Voir article.

Fruit d’un cofinancement du Programmes d’Appui aux Collectivités  Locales et du Conseil rural de Ndiébène Gandiol,  le nouveau marché a coûté vingt-quatre millions neuf-cent-mille francs Cfa (24.900.000 Frs).

The following two tabs change content below.
Ousmane Gueye
Journaliste, blogueur, passionné de TIC et de sciences politiques

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *