Gandiol: Gloire aux travailleuses du sel

Cukture du sel à Tassinère Gandiol par Ousmane GueyeElles sont toutes braves et résolues dans leur travail. Quand vous empruntez le chemin menant vers Mboumbaye, il faut être franchement malchanceux pour ne pas les croiser. Vous n’avez pas besoin de lunettes pour les voir. Vous pouvez les apercevoir, en les distinguant de loin, les bassines sur la tête.

Ces dames de fer sont les travailleuses du sel à Gandiol. Chaque année, en cette période précise, elles partent sur les lieux pour  la récolte du sel. Hélas, comme beaucoup d’observateurs l’ont remarqué, ce précieux « or blanc » est mal vendu, sinon pas vendu au prix qui devrait être le sien. Vous figurez-vous : une bassine ou un sac de sel à 500 Frs ?

Grande asymétrie quand on sait que ce sel est nécessaire à la marmite et que par analogie, ce même « or blanc » est l’indicateur même de l’homme censé intéressant, pertinent, voire charmant.

Il  suit de ce qui précède  que ce sel est doté d’une extrême importance sur tous les angles d’analyse. La Communauté rurale de Ndiébène Gandiol ne trouverait pas mieux que d’encadrer les femmes, de les assister en vue d’être plus productives. Cela peut aussi aider à réduire la braderie à sa plus simple expression. Cet « or blanc » pourrait être beaucoup plus valorisé, voire plus commercialisé.

Je vous propose ce reportage de Mamadou Amar Ndione sur la RFM diffusé le 26 Juin 2013.

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Ousmane Gueye
Journaliste, blogueur, passionné de TIC et de sciences politiques

3 thoughts on “Gandiol: Gloire aux travailleuses du sel

  1. Quelle ode aux femmes travailleuses Ousmane. J’aime ce récit véridique et si glorifiant. Merci de cette reconnaissance. Tu sais parfois, on oublie l’essentiel: « Ces dames de fer sont les travailleuses du sel à Gandiol ». Courage mes mamans, mes soeurs, amies et tantes…Depuis le Cameroun, je vous félicite!

    1. Cher Josiane. Ton commentaire me fait plaisir. Oui, il est vrai qu’on oublie souvent ces braves femmes. J’aurais tellement aimé que tu viennes à Gandiol et constater le travail de fourmi qu’elles abattent tous les jours.

  2. Je pense que les gandiolais de la  »diaspora »devraient se regrouper et financer ces femmes pour que leur travail soit professionnalisé et en même temps assurer aux jeunes une formation professionnelle adaptée à l’environnement du gandioll qui permettrait de diversifier les sources de revenus, ce qui permettra peut-être de vendre sur le marché local de l’oignon mûre, donc de qualité.

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